Ça y est ! Somewhere, le nouveau film de Sofia Coppola, est sorti hier 5 janvier dans les salles obscures. Ce drame lui fit remporter le Lion d’or de la 67è Mostra de Venise, le festival de cinéma annuel de la Sérénissime en septembre dernier.

Détachons-nous pour un instant des considérations matérielles qui régissent notre monde (Or Postal n’y échappe pas !) et laissons agir la magie du cinéma. Les spectateurs ont dès à présent l’occasion de juger si oui ou non, la réalisatrice de Lost in Translation et de Marie-Antoinette méritait la récompense suprême pour son quatrième long-métrage. Dès l’annonce du palmarès, les mauvaises langues s’étaient empressées de persiffler : le président du jury 2010 n’était-il pas Quentin Tarantino, son ancien compagnon ?
Détracteurs et admirateurs s’accordent en tout cas sur un point : Somewhere est, de loin, le film le plus intimiste de Sofia Coppola. On retrouve le thème de la solitude auquel la réalisatrice nous a habitués dans l’histoire de ce père divorcé (Stephen Dorff), rongé par la vacuité de son existence qui doit subitement s’occuper de sa petite fille de onze ans (Elle Fanning). Qu’il ait mérité l’or ou pas, ce film est l’occasion pour Sofia Coppola de démontrer l’étendue de son talent. Qui pourrait encore en douter ?

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