L’or ne réagit pas à température ambiante, ni à la pression car il a très peu de composés naturels proches du métal. La concentration moyenne d’or dans le monde entier avoisine les 0,005 grammes par tonne, ce qui est bien inférieur à la quantité disponible des autres métaux que l’on extrait.
La faible concentration de l’or dans les roches primaires signifie qu’on extrait plus d’or qu’il ne s’en crée, et donc que nous épuisons progressivement cette ressource pour atteindre des objectifs commerciaux. Il est possible que le processus naturel de concentration par gravité ou lixiviation de l’or interfère avec les fluides naturels de la roche hôte. Ainsi, en oxydant, en utilisant des acides et en complexifiant les solutions, on peut obtenir une redéposition de l’or sous une forme plus concentrée. En raison de ses propriétés sidérophiles (autrement dit, sa faible affinité avec l’oxygène et le soufre et sa haute affinité avec les métaux), l’or a tendance à se concentrer dans les fluides hydrothermaux et résiduels des phases subséquentes métalliques ou sulfurées plutôt que dans les silicates, qui forment rapidement du magma dès le début de la phase de refroidissement.
Les roches riches en argiles et faibles en carbonates sont les meilleures sources d’or, et on dit qu’ il se produit une reprécipitation lorsque les solutions hydrothermales rencontrent un milieu réducteur, comme une région ayant forte teneur en carbonate ou en carbone par exemple.
